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Sur le chemin des ombres : la chute

Le Baron Von Brukweg perdit soudainement l’équilibre et se retrouva plaqué contre la fenêtre de sa voiture. Dans un bruit sourd de frottement, le carrosse penchait sérieusement vers la droite et s’immobilisa. N’osant sortir la tête, excédé et inquiet, il aboya après son cocher :

– Que ce passe-t-il encore, incapable ?

– Monsieur le Baron, nous avons perdu une roue, répondit le Cocher, nous devons nous arrêter.

– Hors de question ! Hurla le Baron, continuez, ils vont nous rattraper sinon.

Le Cocher pris une respiration, il devait désobéir et savait qu’il allait s’attirer les foudres de son maître.

– Monsieur le Baron, je suis désolé mais les chevaux ne pourront pas tirer une voiture sans roue.

Le Baron, furieux :

– Je n’aurai jamais dû vous faire confiance, vous n’êtes qu’un bon à rien, même la pourriture ne voudrait pas de vous … Gardes ! Protégez-moi, et vous, le bon à rien de Cocher, réparez cette roue au plus vite !

Le Baron se réfugia le plus loin possible des fenêtres, le cœur battant. Il avait horreur de ces situations. Mais ce qui l’inquiétait le plus, c’est que l’on mette la main sur le contenu de son coffre. S’il n’avait pas tant tarder à quitter son domaine il n’en serait peut-être pas là.

Cela faisait maintenant cinq bonnes minutes que le cocher peinait à redresser le carrosse et réparer la roue quand il entendit quelqu’un tomber. Cela n’aurait pas été une grosse perte si c’était ce moins que rien mais le hennissement du cheval lui fit craindre que c’était un de ses gardes du corps.

L’un d’eux cria :

– Ils sont de retour, Aubin est touché. Il est à terre.

– Mais attaquez les bon sens ! Attaquez les !!! Hurlait le Baron terrifié.

Ce furent les derniers mots que prononça Von Brukweg avant de perdre connaissance.

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